Une réunion extraordinaire du conseil d’administration de la fédération s’est tenue le 27 janvier 2018.

Le principal sujet à l’ordre du jour était l’examen de toutes les actions à entreprendre suite aux déclarations de la « commission Lecornu » du Ministère de la Transition écologique et solidaire qui vient de proposer 10 mesures pour accélérer le processus d’implantation d’éoliennes industrielles. La FED considère les propositions de cette commission comme une véritable déclaration de guerre.

La mesure la plus scandaleuse de cette commission inféodée totalement aux promoteurs, consisterait à supprimer les recours devant les TA (tribunaux administratifs), donc pratiquement enlever la possibilité aux associations de lutter contre des permis accordés par les préfets. En effet les TA sont des juridictions de proximité, accessibles même sans avocats, à toutes les associations sans frais majeurs. Il s’agirait d’une mesure historiquement inique de régression du droit et d’une injustice sociale flagrante. Le CA de la FED a donc décidé d’utiliser tous les moyens légaux pour lutter contre ces décisions proposées par la commission Lecornu.

Une réunion avec la Fédération Vent de Colère va être organisée début mars avec éventuellement la tenue d’une conférence de presse commune

Les actions suivantes de la FED sont lancées ou vont l’être :

Au niveau national

  • Etude d’une plainte concernant d’éolien terrestre français devant les instances européennes.
  • Préparation recours juridiques devant toutes les instances nationales et morales et notamment le conseil d’État, la constitution, droits de l’homme, etc..).
  • Courriers aux dirigeants de l’état et aux élus nationaux
  • Pétition internet nationale
  • Proposition de création d’un « collectif de maires anatolien »
  • Soutien d’une plainte concernant la sécurité des éoliennes suite à l’accident de Bouin

Aux niveaux des associations

  • Manifestations départementales et régionales
  • Courriers à tous les élus nationaux et locaux
  • Courriers aux instances administratives et notamment aux autorités préfectorales
  • utilisation de tous les moyens internet disponibles pour informer et alerter
  • Envoi massif de mails aux députés, sénateurs, préfets etc.
  • Envoi massif de tweets