Une question en béton

4 mars 2021

Monsieur Jean Paul Masson
28 allée des Houys
45490 Courtempierre

 

Courtempierre, le 2 mars 2021

M Steve Muller
Intervent
3, Boulevard de l’Europe
68100 Mulhouse
s.muller@intervent.fr

 

M Laurent Guillaume
VSB Energies Nouvelles
74c, rue de Paris 35000 Rennes
Laurent.guillaume@vsb-energies.fr

 

Lettre recommandée avec AR et envoi par mail

 

Objet : demande de précisions sur les quantités de béton utilisées dans le projet éolien dit « des genèvriers ».

 

Messieurs ;

Dans votre bulletin dit « d’information N°8 » de décembre 2020, vous précisez enfin quelques détails concernant les caractéristiques des éoliennes que vous envisagez de déployer en grand nombre sur la plaine séparant Courtempierre et Treilles en Gâtinais, avec une extension sur la commune de Gondreville.

 

De nombreux citoyens des communes de Courtempierre et Sceaux du Gâtinais nous interrogent sur les conséquences d’une telle concentration de béton et de ferraillage dans les terrains qui recevront les éoliennes et qui sont aujourd’hui les réceptacles des pluies alimentant la station de pompage d’eau potable située à 800 mètres des futures éoliennes.

 

Ces citoyens sont d’autant plus soucieux de la qualité de vos études que cette station de pompage appartient en propre à ces deux communes qui ont investit dans le passé sur leur propres deniers sans l’apport d’une quelconque participation des puissantes sociétés françaises qui trustent la distribution de l’eau en France, distribuant ainsi à leurs habitants une eau à un tarif très avantageux.

 

L’inquiétude de la population est également justifiée par l’expérience et les déboires de la distribution de l’eau potable de la commune de Treilles en Gâtinais impropre à la consommation depuis des années pour cause de pollution.

 

La question :

 

Si les volumes de béton et de ferraillage sont actuellement connus et redoutés pour les éoliennes devenues classiques de 130 mètres de haut, il en est différemment pour des éoliennes que vous nous précisez être de 200 mètres en bout de pales.

 

Il est évident que la recherche d’une plus grande efficacité et d’un rendement supérieur sont à la base de cette recherche de gigantisme. Cette nouvelle puissance ( 5,7 mégawatts) obtenue par la hauteur et la taille des pâles (84 mètres) nécessite une fixation au sol exponentielle par rapport aux volumes déjà sévèrement critiqués pour des engins de taille plus modeste.

 

Nous faisons appel à votre tout nouveau souci d’information pour nous préciser quels sont les volumes de béton prévus dans le projet dit “des genévriers”.

 

Ces quantités supplémentaires de béton et sans doute de pieux profondément enfoncés dans ces terrains, posent également le problème du démantèlement que vous devez assurer en fin de vie de ces éoliennes. Vous avez précisé auprès des conseils municipaux que les 50000 euros réservés pour assurer ce démantèlement seraient augmenté de 10000 euros par mégawatts supplémentaires au dessus de 3 mégawatts.

 

Avec ces nouvelles contraintes techniques, la somme réservée à la suppression du radier béton déjà ridicule, devient carrément risible.

 

Dans l’attente des éclaircissements nécessaires à une information digne de ce nom veuillez agréer messieurs mes salutations

 

Jean Paul Masson