Dans les médias

Eoliennes : Protection des Territoires Gâtinais

Contrepoints du 9/12/2018

Les dessous peu ragoûtants de la transition énergétique : jaune devant, Macron derrière…

Voici les dessous peu ragoutants de la transition énergétique votée par le Parlement en 2015

Par Michel Gay1.

« La transition énergétique a bon dos ! » ; « On se moque de nous ! ». Les Gilets jaunes voient rouge à cause des verts… Les Français en colère se dressent désespérément devant les taxes servant à alimenter la transition énergétique, et le président Macron pousse derrière pour développer de ruineuses énergies renouvelables.

Cette exaspération due à une baisse ressentie du pouvoir d’achat est-elle fondée ? Hélas, il semble bien que oui…

Le gouvernement s’abrite derrière la loi de Transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) d’août 2015 et le respect de l’accord de Paris (COP 21) de décembre 2015 pour lancer des mesures sensées diminuer nos rejets de CO2. Une « stratégie énergétique » a été définie jusqu’en 2028 par l’annonce récente de la Programmation Pluriannuelle de l’énergie (PPE).

Cette « stratégie » inclut notamment la diminution des véhicules diesels au profit des véhicules essence.

Pourquoi s’acharner ainsi sur le diesel ?

Quel est le rapport avec les émissions de CO2 ?

La raison cachée est peut-être simple : la fiscalité dite « écologique » est indexée sur les émissions de CO2. L’achat des véhicules les plus émetteurs de ce gaz doit donc être encouragé pour augmenter les rentrées fiscales… « Bon sang, mais c’est bien sûr ! ». Et ce sera encore plus cher l’an prochain !

Enfin, le rendement thermique du diesel est bien meilleur que celui d’un moteur à essence. De ce fait, un diesel émet 20 à 25 % de moins de CO2 par km parcouru.

Quant aux particules fines, les véhicules diesels sont équipés d’un filtre à particules obligatoire depuis 2011. Leurs rejets ont été divisés par 30 depuis l’application de la première norme pollution de 1992, et ils émettent dorénavant 10 fois moins de particules qu’un moteur à essence !

Le gouvernement raisonne donc à l’envers pour « sauver la planète ».

Augmenter les taxes sur les carburants pour sauver la planète

Le raisonnement qui a été employé pour lutter contre l’usage du tabac (plus le prix d’achat augmente et plus la consommation diminue) n’est pas pertinent pour les carburants.

Le problème est différent. Les consommateurs sont généralement contraints de se déplacer. Restreindre leurs déplacements par l’argent touche à leur liberté fondamentale ! Pour la majorité d’entre eux, c’est une nécessité vitale.

Tous les citoyens vont payer leurs déplacements plus chers au bénéfice d’un État dispendieux, notamment pour subventionner les énergies renouvelables inutiles, fatales et intermittentes.

Comment ne pas comprendre la colère qui monte dans notre pays ?

PPE et respect des accords de Paris

La France, en se dotant d’un parc conséquent de réacteurs nucléaires, a non seulement bénéficié d’une électricité bon marché mais elle est aussi l’un des meilleurs élèves concernant les émissions de CO2 au niveau mondial (puisque cette technologie n’en rejette pas).

Or, pour des raisons « bassement » électorales, les « Verts » jouent un rôle néfaste en incitant le gouvernement à envisager l’arrêt de 14 réacteurs nucléaires en 2035 pour les remplacer hypothétiquement par des énergies intermittentes et non fiables : l’éolien et le solaire.

À l’heure où cette industrie redémarre dans le monde avec un marché de 1 200 milliards de dollars, cette autodestruction est appréciée à « sa juste valeur » chez nos concurrents étrangers…

Car, quoi ? Que peut-on reprocher à nos réacteurs français qui tournent comme des horloges, depuis plus de 30 ans pour certains ?

Si notre électricité est encore aujourd’hui l’une des moins chères d’Europe, le coût du kWh a doublé depuis les années 2000 en raison des taxes. La plus importante (CSPE = 2,25 c€/kWh) sert essentiellement à financer le coût élevé du recours aux énergies intermittentes.

Or, elles sont supposées remplacer les réacteurs nucléaires qui doivent être fermés par la volonté gouvernementale.

De plus, l’intermittence de l’éolien et du photovoltaïque nécessite l’adjonction de centrales pilotables à gaz. Un Français rejetait 5,75 tonnes de CO2 par an en 2010, 7 tonnes en 2015, et 7,4 tonnes en 2017.

Puisque le président Macron a annoncé vouloir tripler la production éolienne et multiplier par cinq les capacités solaires, la situation ne va pas s’améliorer…

Agriculteurs vampires ?

Si un agriculteur propriétaire accepte l’installation d’éoliennes sur ses terres, il perçoit 6 000 euros par éolienne et par an, payés majoritairement grâce aux taxes prélevées sur tous les Français.

Si ses terres sont assez étendues et qu’il est en capacité d’en installer une douzaine, il percevra un revenu mensuel de 6 000 euros par mois pendant 20 ans.

Et c’est encore plus rentable s’il fait installer des panneaux photovoltaïques sur le toit de ses hangars.

Il peut vendre son tracteur !

Deux populations paysannes vont coexister (mal ?). L’une, à ne rien faire, touchera au minimum 6 000 euros par mois prélevés dans le portefeuille de tous les contribuables, et l’autre trimera 18 heures par jour 365 jours par an pour 1 000 euros par mois (les bons mois !).

Une politique de gribouille

Les subventions à l’éolien et au photovoltaïque coûtent chaque année à la France 2 réacteurs EPR. Il est à noter que les investissements dans les EPR dureront au moins 60 ans, alors qu’il faudra renouveler dans 20 ans les éoliennes, et dans 10 à 15 ans les panneaux solaires.

Cet « oubli » de la durée de vie est la supercherie qui permet de prétendre que ces sources d’énergies renouvelables seraient compétitives.

C’est l’investissement qui sera « renouvelable » 3 ou 4 fois dans les 60 ans à venir. Pour comparer avec le nucléaire il faut multiplier par 3 à 4 le coût de l’investissement des renouvelables, ce que se garde bien de dire leurs promoteurs.

Les conséquences

Les conséquences de cette PPE pour notre pays peuvent se résumer ainsi : plus de rejets de CO2, et un coût plus élevé de l’énergie (électricité, carburants, fioul,…). Ce résultat prévisible ne va pas dans le sens des demandes actuelles de l’opinion en faveur du pouvoir d’achat…

De plus, l’accroissement considérable des énergies intermittentes dans notre pays déstabilisera le réseau d’électricité et pourrait entrainer… de catastrophiques coupures de courant intempestives !

Voilà les dessous peu ragoutants de la transition énergétique votée par le Parlement en 2015 ! Alors les Gilets jaunes ont quelques raisons de s’alarmer devant ces gabegies qui amputent leur pouvoir d’achat tandis que le président Macron, certainement bien conseillé, pousse derrière…

  1. D’après la chronique n°50 de Jacques Foos et avec son accord.

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La FED communique, le 08/12/2018

Gilets jaunes : Ce décret signé en douce qui bafoue la démocratie

LETTRE D’INFORMATION :  8 décembre 2018

        

 



Gilets jaunes : Ce décret signé en douce qui bafoue la démocratie

Par

Publié le 05/12/2018 à 16:29

En pleine crise des gilets jaunes, le gouvernement a décidé de compliquer encore davantage la vie de ceux qui s’opposent à l’implantation de nouveaux parcs éoliens dans les campagnes. Un déni de démocratie.

S’il y a des gilets jaunes  qui, dans leurs campagnes, subissent les nuisances d’éoliennes et, après les promesses de Macron d’en tripler le nombre, redoutent d’en voir s’installer d’autres, la nouvelle suivante risque fort de décupler leur colère : par un décret publié au Journal officiel le 1er décembre – oui, le 1er décembre, il y a quatre jours, alors que les manifestants étaient plutôt en droit d’attendre un geste d’apaisement du gouvernement – François de Rugy vient de couper aux citoyens le moyen le plus simple de manifester leur opposition à tout nouveau projet d’implantation.

A l’heure où, par milliers, ces habitants des campagnes s’évertuent à réclamer un peu plus de démocratie, d’égalité, de justice, en un mot un peu plus de considération, un Ministre d’État fait exactement le contraire et leur dit, en substance : « vous n’en pouvez plus des travaux, des pylônes, des pales, des câbles électriques ? Eh bien vous en aurez d’autres, et vous n’y pourrez rien ! » Si ce n’était pas si tragique, on songerait à la réplique de l’infâme Salluste, dans La folie des grandeurs : « la récolte a été très mauvaise, alors il faut payer le double ! »

La forfaiture, évidemment, a pris le langage du droit, de la technique. Il faut être juriste, conseiller d’Etat ou spécialiste du sujet pour la déceler. C’est encore un acte de mépris du gouvernement, qui sait bien que les gilets jaunes n’ont ni le temps, ni les moyens de décrypter ce genre de littérature. Que dit donc ce décret ? Deux choses très simples : que les Tribunaux administratifs ne seront plus compétents pour juger des recours contre l’implantation d’éoliennes (article 23). Il faudra désormais passer par les Cours d’appel – qui sont souvent plus éloignées et qui, surtout, sont payantes. Une façon de tordre le cou aux petites associations locales, majoritairement démunies.

Et que, pour plus de précaution, le délai légal de protestation sera ramené de quatre mois à deux (article 24). Il faudra donc aller très vite pour étudier les centaines de pages du dossier du permis de construire et, éventuellement, décider d’engager la bataille. On souhaite bon courage aux maires ruraux et à leurs administrés. Dans l’affrontement du David citoyen contre le Goliath des marchands de vent, le gouvernement a décidé que David se battrait à mains nues et les pieds entravés. Telle est, sans doute, sa conception d’une transition écologique « juste » et « solidaire ».

 » Je ne sais pas si c’est de l’inconscience ou de la provocation, fulmine Jean-Louis Butré, président de la Fédération environnement durable (FED). La seule réponse du gouvernement face à l’exaspération de victimes de ces machines est de  les museler définitivement. J’ignore où va aller le mécontentement qui traverse actuellement le pays mais quand je vois que je dois calmer mes propres militants, qui ne sont pas des énervés, je me dis que ça peut aller très loin. Une chose est sûre : nous allons nous battre comme des chiens »

Cordialement

Jean-Louis Butré
Président

Fédération Environnement Durable

http://environnementdurable.net

contact@environnementdurable.net
tel 06 80 99 38 08

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Paris Match |

Eoliennes : le vent de la colère

Bruno Jeudy

Le grand plan de développement de l’énergie éolienne va-t-il tourner au naufrage ?
Le grand plan de développement de l’énergie éolienne va-t-il tourner au naufrage ? Reuters

Dans un livre-réquisitoire,Pierre Dumont (chef d’entreprise) et Denis de Kergorlay (acteur du monde de l’environnement via Les Amis de la Terre) dénoncent                un « saccage environnemental »

Le grand plan de développement de l’énergie éolienne va-t-il tourner au naufrage ? Dans un livre-réquisitoire, les deux auteurs Pierre Dumont (chef d’entreprise) et Denis de Kergorlay (acteur du monde de l’environnement via Les Amis de la Terre) démontrent le prix de cette « utopie française » et dénoncent pêle-mêle un « saccage environnemental », le « déni des risques sanitaires », un « gâchis financier » et un « passage en force démocratique ».

La charge est virulente. Sans nuance. D’emblée, ils posent des chiffres : « Le pays compte 8 000 éoliennes, il en abriterait plus de 20 000 dans les toutes prochaines années. Il en faudrait plus de 50 000 pour que la France parvienne à remplacer sa production d’électricité d’origine nucléaire par les énergies renouvelables. » Autant dire qu’il faudrait hérisser nos campagnes d’un nombre croissant de ces énormes machines. Faibles productrices d’électricité, fonctionnant par intermittence et consommatrices d’énormes crédits, ces éoliennes ont tout, selon les auteurs, du « mirage » poussé par le lobby écolo.

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Eoliennes : chronique d’un naufrage annoncé (Broché) Pierre Dumont, Denis de Kergorlay, François Bourin

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L’Express, le 20 novembre 2018

Fermer Fessenheim va mécaniquement tuer des Européens

Les éoliennes et panneaux solaires augmentent le CO2 et la pollution à cause de leur intermittence.
Si l’on ferme les centrales nucléaires, il faut allumer les centrales à charbon et lignite ou au gaz quand le soleil et le vent font défaut.

Par Laurent Alexandre
Chirurgien, énarque, entrepreneur, Laurent Alexandre est aujourd’hui business angel.

Emmanuel Macron va involontairement augmenter le réchauffement climatique et sacrifier des vies, estime notre chroniqueur.

Le président Emmanuel Macron a confirrmé la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Ce faisant, il participe involontairement à augmenter les émissions de CO2, qui contribuent au réchauffement climatique, et de particules fines, qui sont cancérigènes et néfastes pour notre santé.
Les éoliennes et panneaux solaires augmentent le CO2 et la pollution à cause de leur intermittence. Si l’on ferme les centrales nucléaires, qui émettent très peu de CO2 (de 6 à 12 grammes par kilowattheure) et aucune particule fine, il faut allumer les centrales à charbon et lignite ou au gaz — qui produisent de 50 à 100 fois plus de CO2 — quand le soleil et le vent font défaut. C’est la raison pour laquelle l’Allemagne, un leader mondial de l’éolien et du solaire, produit dix fois plus de gaz à effet de serre et de particules fines cancérigènes par kWh que la France. Et les chiffres allemands seraient encore plus catastrophiques sans les massives exportations d’électricité nucléaire française à très faible contenu en CO2, qui les améliorent artificiellement.

« Sortir du nucléaire ne fait rien pour le climat »

L’écologiste Jean-Marc Jancovici explique dans Le Figaro :

« Sortir du nucléaire ne fait rien pour le climat : ce qui sort des tours de refroidissement n’est que de la vapeur d’eau. Prenons l’exemple de l’Allemagne :
en 2002, la puissance installée pilotable était de 100 gigawatts. En 2017, elle est de… 100 gigawatts. On a rajouté 100 gigawatts d’éolien et solaire sans supprimer le
pilotable, car le pays demande de l’électricité y compris quand il n’y a ni vent ni soleil. En plus, pour produire 1 mégawattheure de nucléaire, vous importez 1 euro
d’uranium. Pour produire 1 MWh d’éolien ou de solaire, vous importez de 20 à 30 euros de composants.

Le développement des énergies renouvelables électriques est donc défavorable pour l’emploi global, sans aucun bénéfice pour le CO2. »

Agnès Buzyn doit monter au créneau

Manipulé par l’écologie politique et les industriels du renouvelable, Emmanuel Macron va, sans en être conscient, augmenter le réchauffement climatique et
sacrifier des vies en Allemagne et dans l’est de la France, zones qui seront touchées par la pollution supplémentaire des centrales à lignite allemandes. Fermer
Fessenheim est donc également néfaste sur le plan médical ! Les particules fines sont déjà responsables de 391 000 décès prématurés en Europe. Et on vient de
découvrir qu’elles menacent aussi nos cerveaux.

Une étude publiée dans Biological Psychiatry montre que « les enfants exposés aux niveaux de particules fines les plus élevés pendant la période foetale ont le cortex
cérébral plus fin dans plusieurs régions de chaque hémisphère ». Agnès Buzyn, qui sauve des milliers de vies grâce à l’augmentation du prix du tabac, doit désormais
monter au créneau et protester contre la fermeture de Fessenheim, qui est une catastrophe sanitaire.

La santé publique doit passer avant l’intérêt des chasseurs de primes vertes, qui bénéficient de milliards de subventions.

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Colloque international de Paris les bruits et les infrasons générés par les éoliennes industrielles

 

Un groupe de scientifiques indépendants a organisé le 16 novembre à Paris un premier colloque international sur les bruits et les infrasons générés par les éoliennes industrielles.

 

L’Homme et l’Animal, face aux infrasons produits par les éoliennes.
 » La santé humaine et animale est-elle affectée par les infrasons produits pas les éoliennes industrielles ?  »

 

Suite à ce colloque Fr3 a relayé cet important évènement:

Voir ici

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France 3 Centre-Val de Loire, le 7 novembre 2018

Voir ici

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Les Échos 30 octobre 2018

Vous produisez ? J’en suis fort aise, eh bien, stockez maintenant !

L’air de rien, l’engagement massif pour les ENR représente 141 milliards d’euros pour seulement 5 % de la production annuelle… Le stockage d’énergie devient impératif, il pourrait coûter plus cher encore.

La cigale et la fourmi« Vous produisez ? J’en suis fort aise, eh bien, stockez maintenant ! »

Par Arthur Darde, dirigeant

Les engagements en faveur des énergies intermittentes photovoltaïques et éoliennes des décennies 2000 et 2010 se chiffrent à 141 milliards d’euros, dont 121 à prélever sur les prochaines factures des Français, pour seulement 5 % de la production électrique nationale (rapport de la Cour des comptes de mars 2018 [ 1 ], [ 2 ]).

Le parlement n’a jamais été consulté pour de tels engagements financiers sur des objectifs dogmatiques et partisans, essentiellement fondés sur une volonté de plaire à la bien-pensance écologiste. Un risque de dérapage tout aussi incontrôlé pointe sérieusement en ces temps de Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) alors que l’exécutif souhaite poursuivre le développement des énergies intermittentes sans intégrer au débat les sommes requises pour stocker cette électricité ni le coût du CO2 évité par les différentes mesures prises.

Malgré le sévère état des lieux dressé par la Cour des comptes en mars 2018 concernant l’évaluation des instruments de lutte contre le réchauffement climatique, l’exécutif confirme le projet d’éolien offshore français dont il est clair qu’il n’aura aucun débouché à l’international et hors subventions massives puisqu’il produit une électricité trois fois plus chère que le prix de marché.

En effet, les 5 parcs off-shore reçoivent le soutien inconditionnel du chef de l’état en mai 2018, en ramenant le coût du projet de 40 à 25 milliards d’euros… pour une production électrique annuelle plus faible qu’une tranche d’EPR, sans possibilité de piloter la production électrique et pour une durée de vie moitié moindre (30 ans en mer pour 60 ans pour l’EPR). Et encore, les prévisions n’intègrent pas les dérives probables de ce type de projet hors norme et premier du genre, puisque la construction n’est toujours pas commencée.

La Cour des comptes souligne bien que remplacer l’électricité française déjà décarbonée à plus de 90 % ne peut pas se justifier par des arguments liés au réchauffement climatique. Si cette cause devait mobiliser les forces en présence, il faudrait interdire le gaz et le fioul pour le chauffage domestique et développer massivement les véhicules électriques. En effet, ces deux secteurs représentent les deux tiers des émissions de CO2 nationales.

À l’occasion de la finalisation de la PPE, cela n’augure rien de bon quant à la lucidité avec laquelle les engagements seront pris en matière de soutien aux énergies renouvelables (mais avec des éoliennes de plus de 200 mètres de haut, peut-on qualifier de renouvelables de tels volumes de béton, acier et cuivre ?).

Le principal risque pour les 10 à 20 ans à venir provient d’une négligence quasi systématique des coûts associés au stockage de l’électricité. 99 % de l’électricité stockée dans le monde l’est sous forme de stockage d’eau en altitude – et pour cause, c’est la solution la plus économique pour les grandes puissances et les grandes énergies. La France dispose du deuxième parc européen (avec 2300 barrages ! [ 3 ]) et nos marges de développements sont minimes tant pour des raisons géographiques qu’écologiques.

L’importance d’une électricité fiable s’illustre aisément : à l’échelle d’un pays, « perdre » son industrie textile ou automobile au profit d’une concurrence étrangère ne remet pas en question fondamentalement le fonctionnement du pays – ce constat n’enlève rien aux drames individuels qui résultent des mutations économiques d’un territoire. De même, l’inconfort de la dépendance technologique n’empêche pas de faire tourner des entreprises avec des logiciels américains ou des équipements fabriqués à l’étranger. Même les denrées alimentaires peuvent massivement s’importer.

En revanche, un système électrique défaillant peut plonger le pays dans le chaos en quelques jours ou à tout le moins faire peser des coûts extravagants sur des pans entiers de l’économie : le fonctionnement des systèmes de santé, de toute la chaîne agroalimentaire, des opérations financières, des transports (imaginez une ville sans radars… mais aussi sans feux tricolores !)… tous comptent sur une alimentation électrique aussi fiable et prévisible que la lumière du soleil. Les solutions de secours (groupes électrogènes, batteries, volants d’inertie…) n’assurent qu’une fourniture d’appoint pour des interruptions de quelques heures (parfois quelques secondes). Le prix de revient de l’électricité réellement produite sur la durée de vie de ces installations de secours dépasse souvent plus de 1000 fois le prix de l’électricité du réseau, c’est dire la dépendance de tous ces secteurs à la fiabilité de l’alimentation électrique.

Cet aspect de l’électricité passe souvent inaperçu, car il défie le sens commun : à aucun moment il n’est demandé de prévenir lorsqu’on souhaite allumer une bouilloire et par ailleurs, nous nous battons tous tous les jours pour conserver un niveau de charge minimale aux multiples batteries en notre possession (voiture, téléphone, télécommande, ordinateurs, horloges, etc.). Cela n’aide pas à entendre les avertissements concernant la valeur à accorder à l’adéquation des courbes de consommation et de production.

Pour se faire une bonne idée du stockage actuellement disponible, si tous les réservoirs étaient pleins en même temps (ce qui n’arrive jamais), ils pourraient couvrir un tiers de la puissance moyenne (20 GW sur 60 GW) pendant 5 heures. Ensuite, il faudrait se contenter de la puissance disponible sur les rivières, au fil de l’eau (environ 10 % de la puissance totale), avant d’attendre des jours ou des mois pour remplir à nouveau les retenues.

Ces 2300 barrages représentent la solution la plus économique pour stocker massivement de l’énergie que l’on peut facilement transformer en électricité… mais il faudrait budgéter des sommes bien supérieures à leur coût de construction il y a 30 à 50 ans pour reproduire ne serait-ce que la même capacité de stockage : les sites les plus accessibles sont déjà équipés et les considérations écologiques et sociétales compliquent souvent fortement les projets d’envergures (pensons au barrage de Sivens…).

L’éolien peut manquer à l’appel durant des jours entiers, sur tout le pays. En effet, les régimes de vent, même à l’échelle de l’Europe, ne se compensent nullement comme le montre bien l’analyse conjointe des productions des principaux pays équipés de fermes éoliennes ([ 4 ]). Quant au photovoltaïque, son développement massif requiert un stockage de plus de 6 mois de l’électricité essentiellement produite en été, ce qui est totalement hors de portée de toute technologie connue si l’on parle de dizaines de gigawatts.

L’Allemagne a démontré que subventionner massivement ces énergies (à un rythme plus de 5 fois supérieur à celui de la France) ne permet en aucun cas de garantir l’émergence de filières nationales : plus aucun panneau photovoltaïque pour le grand public n’est produit en Allemagne, les importations chinoises les ont balayées. Ses émissions de CO2 ont augmenté (au total et par kWh d’électricité) et la fiabilité de son réseau électrique faiblit d’année en année.

À côté de ces considérations, les prévisions doivent envisager un monde dont les ressources seront de plus en plus stimulées pour réparer les dégâts du changement climatique et permettre à chacun d’améliorer ou maintenir son niveau de vie. Ces efforts budgétaires à venir pèseront aussi sur les ressources énergétiques et physiques de la planète.

L’avis de l’Autorité de Sûreté Nucléaire – favorable à la prolongation de la durée de vie des centrales, dont Fessenheim, sous réserve de travaux – est remis en cause de facto par la décision purement politique de fermer cette centrale et d’autres encore. Si la raison d’être de cette institution est sacrifiée au profit des avis d’associations environnementales, il faut démanteler l’ASN, car il n’y a pas de raison de financer des fonctionnaires chargés d’établir la sécurité des installations nucléaires s’ils ne sont pas crus lorsqu’ils évaluent qu’elles sont sûres.

Enfin, dans un monde de plus en plus contraint, où tout un chacun est sensibilisé à éviter de gaspiller, la seule attitude raisonnable consiste à prolonger la vie de ce qui fonctionne de manière sûre et propre et à privilégier des investissements dans des équipements durables (une centrale nucléaire garantie 60 ans) plutôt que des équipements non démontrés et/ou à faible durée de vie : éolien et photovoltaïque sont garantis 25 ans uniquement et aucune grande installation n’a tourné plus de 10 ans pour l’éolien de forte puissance.

Ne nous faisons pas écraser par la charge du stockage d’énergie après avoir, malgré nous, engagé des sommes colossales pour la production de seulement 5 % de notre électricité !

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26 octobre 2018 : Le Figaro :

Éoliennes: le grand vent de la colère

Lire ici

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Le15/10/2018

La République du Centre du 15/10/2018

Lire ici

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Le 29/09/2018

Le Syndicat CGT Energie vient de sortir le  film de Gilles Balastre

« Main basse sur l’énergie »

La partie concertant l’éolien est à voir et à relayer absolument
De la 3ième à la 16ième  minute.. c’est un réquisitoire  féroce

Voir ici

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Le 28/092018

Hauts-de-France:

La région dit non à l’éolien
Article publié aujourd’hui par le journal de la Région et sur le site
stopeolien.hautsdefrance.fr

la région est infestée d’éoliennes et les nouveaux projets pullulent ( voir la carte interactive)

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Le 21/09/2018

Le gouvernement ment aux Français.

l’énergie éolienne pollue et nous coûte trop cher !

Le gouvernement ment aux Français, l'énergie éolienne pollue et nous coûte trop cher!

Reuters Photographer / Reuters
En diffusant sur Envoyé spécial un reportage intitulé: « Éoliennes: le vent de la révolte », France 2 a dévoilé au grand jour l’exaspération généralisée des Français face à la politique agressive et coûteuse du gouvernement en matière d’installation d’éoliennes.

L’installation des aérogénérateurs est un échec écologique, une gabegie financière et un scandale démocratique. De plus en plus de dirigeants, en particulier à droite, découvrent que les lois qu’ils avaient votées après le Grenelle de l’Environnement et que nous avions combattues n’ont absolument pas tenu leurs promesses, bien au contraire.

Tout d’abord le coût financier de l’énergie éolienne s’est avéré exorbitant! Les subventions envisagées pour les seules six centrales éoliennes côtières, « offshore », ont été évaluées par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) en 2017 à 40 milliards d’euros. Ces révélations ont contraint le gouvernement à une mauvaise renégociation avec les industriels maintenant le niveau considérable de subventions à 25 milliards d’euros sur 20 ans et 50 milliards sur 40 ans. A titre de comparaison, le projet d’EPR de Flamanville, décrié à juste titre pour sa mauvaise gestion, restera néanmoins bien plus rentable, en produisant à lui tout seul plus d’électricité pour 11 milliards d’euros sur 60 ans.

La Cour des comptes, dans un rapport de mars 2018, a souligné la faible efficacité du soutien à l’éolien terrestre tout en alertant sur son coût financier astronomique évalué à 4,4 milliards d’euros rien qu’en 2016 et anticipant un essor de ce montant compte tenu des engagements envisagés.

Toutes ces subventions cumulées contribuent pour une grande part à l’explosion de la facture d’électricité des Français qui a progressé de plus de 150 euros en dix ans à cause de la contribution au service public de l’électricité (CSPE) devenue hors de contrôle pour subventionner les énergies éolienne et photovoltaïque. En 2017, son montant total atteint 7 milliards d’euros et passera à plus de 10 milliards d’euros en 2022 pour produire moins de 10% de la consommation électrique!

Avec de tels niveaux de subventions il n’est pas surprenant que la mise en œuvre de la politique éolienne s’accompagne d’un fort développement de la corruption dans le domaine avec des condamnations d’élus pour prise illégale d’intérêt. Le Service central de prévention de la corruption (SCPC) avait déjà officiellement alerté les pouvoirs publics en 2014 sur ce phénomène massif. Espagne, Italie, Belgique, Hollande… aucun pays européen n’échappe à la corruption généralisée dans ce domaine.

Pire encore, ces projets s’imposent à des populations dont l’opinion défavorable est systématiquement bafoué. Or, non seulement les éoliennes détruisent le paysage, ruinent toute possibilité de développement touristique, fragilisent les métiers de la pêche, mais elles dévaluent du jour au lendemain l’ensemble de la valeur des biens immobiliser des habitants, injustement spoliés.

Dans de telles conditions, comment accepter que la France se soit donnée pour objectif de multiplier par trois son parc éolien quitte à supprimer les voies de recours des riverains?

Enfin, les éoliennes aggravent nos principaux problèmes écologiques.

Utilisation de terres rares extraites dans des conditions déplorables en Chine, déchets des éoliennes désinstallées non recyclables, bétonnage des sols et des mers, dégradation massive des paysages, les éoliennes dégradent notre environnement et le cadre de vie de nos concitoyens.

Les caprices du vent et l’impossibilité de stocker l’énergie éolienne obligent les fournisseurs d’électricité à compenser ces graves défauts par des centrales à charbon et à gaz très polluantes!

Ainsi la baisse de la production nucléaire en France depuis trois ans et la hausse de la production éolienne ont fait augmenter les émissions de CO2 du système électrique français de 20%!

Contrairement à ce qu’affirme la propagande gouvernementale, les éoliennes aggravent donc le réchauffement climatique alors que la France avait le mix électrique le plus décarboné des grands pays industriels, un comble!

Nous sommes très loin de l’image sympathique et écologique que tente de diffuser le marketing des industriels et des lobbies du vent en lien avec les partis politiques dits « écologistes » qui se sont transformés en représentants de l’écolo-business.

Et désormais, un énorme doute gagne la population et les institutions. Les différents sondages montrent une très forte opposition qui a d’ailleurs été mise en avant par Nicolas Hulot pour justifier sa démission sur France Inter.

Il n’est plus possible de voir la France défigurée de la sorte par des éoliennes coûteuses qui aggravent nos problèmes écologiques sans offrir la moindre solution!

 

Le 08/09/2018

Le blog « Vents et Territoires » parle de nous

Voir ici:

http://ventsetterritoires.blogspot.com/

Merci à lui

 

 

 

Le 07/08/2018: Le Figaro :

La France vent debout contre les éoliennes

Lire l’article

 

27 juin 2018 : Le Figaro :

Les éoliennes : une folie qui mutile la France

Lire l’article

12 juin 2018 : France 2.

« La nuisance sonore est énorme quand même… »

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13 mai 2018: Contrepoints : Des éoliennes sur votre terrain ? Attention aux ennuis !  Lire l’article

21 mars 2018 L’éclaireur du Gâtinais : Nouvelle étape du projet éolien de Courtempierre: Le mât de la discorde Lire l’article

28 février 2018 L’Eclaireur du Gâtinais: Pro T Gâtinais toujours vent debout Lire l’article

19 septembre 2017 La république du Centre : L’association PRO.T.G ne décolère pas Lire l’article

12 septembre 2017 La république du Centre : Vent debout contre un projet éolien dans le Gâtinais Lire l’article

12 septembre 2017 La république du Centre :: En 2009 les habitants avaient voté contre l’éolien Lire l’article

12 juillet 2017 L’éclaireur Demande du Maire de Courtempierre    Lire l’article. On peut s’interroger sur le fait qu’un Maire utilise sa fonction de Maire pour parler d’un propriétaire terrien : lui-même. Certains pourraient considérer qu’il y a un mélange des genres voire un conflit d’intérêt

28 juin 2017 L’éclaireur (Jean-Louis MACE) :  Avis de tempête sur Courtempierre ? Télécharger l’article

28 juin 2017 L’éclaireur (Jean-Louis MACE) :  A Chuelles, le conseil municipal dit non Télécharger l’article

3 mai 2017 L’éclaireur (auteur ? ) : Éolienne : Courtempierre veut avoir son mot à dire

3 mars 2017 Vents et Territoires : Projet éolien et autorisation unique Lire l’article

10 fév 2017 Vent et territoires Loiret : Lorcy et environs  Bientôt des éoliennes géantes dans le Loiret ? Lire l’article

16 nov 2016 Vent et territoires : L’éolien industriel : une absurdité écologique, économique et sociale Lire l’article
6 nov 2016 Vent et territoires : le grand mensonge 14.000 éoliennes abandonnées aux USA Lire l’article

 

2005 Nicolas Hulot et les éoliennes Télécharger